Quelques activités secondaires d'un retraité, les randos pour se maintenir en forme, le potager et les chevaux pour le plaisir, les petits oiseaux pour les aider et les taupes pour sauver les pelouses.
Cette rando sans Léo est spéciale, car le départ/arrivée se trouve devant mon portail. Ce n'était pas tout à fait en solitaire, car Rita bien sûr, m'accompagnait. Après les grands froids du début février, voilà que l'on a des températures de 15°, incitant à chausser les crampons. Non, c'est trop tard, mais les chaussures de rando oui!
J'étais décidé à ne pas traîner, car je partais un peu tard. Les 10,4km ont été réalisés en 2h. Ça progresse!
Nous n'avons pas vu de chevreuil, lièvre ou sanglier. Rien! On ne s'est pas attardé non plus pour les rechercher.
Au départ, j'ai emprunté les raccourcis, à travers champs. Il n'y a pas encore de lisier, mais cela ne saurait tarder. Les labours suivront vite après. Dans ce cas, il faudra faire un petit détour de 500m.
Avant de traverser le Gabas sur une belle passerelle, j'ai dû passer à proximité d'un élevage porcin. Aujourd'hui, les vents n'étaient pas favorables aux promeneurs, mais c'est très rare. Bien souvent, je passe à cet endroit sans rien sentir, et sans entendre le moindre grognement. Nous habitons à la campagne, et les élevages respectueux des normes et du voisinage, sont indispensables pour vivre.
J'ai fait la partie de Sedzère le plus simplement possible, en ligne droite. Si nécessaire en supplément, c'est très facile de monter/descendre plusieurs fois le côteau, sous les grands chênes. En été, c'est très agréable. Sedzère a nettoyé pas mal de chemins de terre. Excellente initiative! Petite parenthèse: quelques vieux chemins de Gabaston mériteraient la même attention, notamment celui qui va de chez Fourcade, en direction du Nord, jusqu'aux "Artigues".
En revenant vers Gabaston, je suis passé devant le vieux moulin, et cela m'a rendu malheureux de le voir si délabré. Je l'ai vu fonctionner, entraîné par une grande roue à eau. Le canal, creusé à la main, chargé d'amener l'eau à ce moulin, est encore magnifique, et aujourd'hui, il y avait même de l'eau stagnante. Le barrage principal, chargé de détourner l'eau vers ce canal, n'existe plus. Quel dommage! De nombreux enfants du canton connaissaient cet endroit, car le barrage avait créé un grand bassin où l'on se baignaient. C'est là que j'ai appris à nager et plonger. Adolescent, j'y avais même installé un plongeoir d'un mètre environ. C'était génial! Le mécanisme de vibration en bois de l'entonnoir du moulin, pour faire tomber le grain entre les deux meules en pierre, était fabuleux. J'avais 10/12 ans, et je m'en rappelle comme si c'était hier. Ensuite, le meunier livrait le résultat de son travail, avec une 202 camionnette unique. J'admirais les artisans de Gabaston pendant leur travail, comme le meunier, mais aussi le boulanger, le menuisier ou le forgeron.
Puis je suis arrivé au célèbre Pont du Gabas, l'endroit idéal pour faire une pause, avec des bancs et une table.
Une de mes tantes, qui a 91 ans, m'avait raconté 3 ou 4 ans plus tôt, une jolie anecdote au sujet de cet endroit, que je n'oublierai pas de si tôt. Quand elle était gamine, ce pont n'existait pas, et il fallait traverser le Gabas à gué. Il n'y avait pas encore de voiture, et le boulanger livrait son pain avec un cheval et une calèche chargée à ras bord de grosses miches. Un groupe d'enfants attendaient toujours impatiemment l'arrivée de l'attelage. Les ornières profondes faisaient sauter le chargement, et parfois, une miche ou un gros pain, passait par dessus bord, pour se retrouver à terre. Pas pour longtemps, car c'est ce qu'attendaient les gosses. Par tradition, le boulanger, laissait aux enfants très heureux, ce cadeau bien mérité.
Le GR653 m'a conduit ensuite directement près de chez moi, en empruntant des routes peu fréquentées, et des chemins de terre bordés de jolis chênes.
Très peu d'ascension, environ 70m, sur le coteau de Sedzère. Au sommet, on se trouve devant le site d'un projet de stockage de gravats. Quel gâchis! Espérons que ce projet n'aboutira pas, comme celui de Gabaston. Ce serait vraiment dommage de détruire ces paysages naturels où se réfugie toute la faune.
A Gabaston, on appelle ce coteau la serre. En béarnais, on dit: la sèrro, qui veut dire colline. Ceci explique tous les noms de villages comme Serre-Castet, Serre-Morlàas, Serres Sainte-Marie et bien d'autres "serres", comme le circuit des serres à Saint-Vincent.
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