Quelques activités secondaires d'un retraité, les randos pour se maintenir en forme, le potager et les chevaux pour le plaisir, les petits oiseaux pour les aider et les taupes pour sauver les pelouses.
Cette journée restera longtemps dans nos mémoires pour la plupart d'entre nous. Jacques nous avait concocté un programme exceptionnel:
Départ Jurançon: 7h30
Arrivée col d'Iraty (près de Sensibilé): 9h30
Poste d'observation des palombes: 10h / 10h30
Conférence sur la migration des palombes: 11h / 12h
Repas: 12h / 14h30
Montée / descente aux cromlechs d'Occabé: 15h / 17h
Retour Jurançon: 19h
Nous sommes partis de bonne heure, vers 7h30 / 7h45 de Jurançon, car Iraty n'est pas la porte à côté.
A la descente du bus, on a bien ressenti la fraîcheur. Le ciel était dégagé, mais il faisait un vent Nord-ouest / Sud-Est assez fort et frais. Les vêtements chauds devenaient impératifs.
Pour accéder au poste d'observation du passage des palombes, il n'y avait que 500m à faire et 80m d'ascension facile. Malgré cela, certains randonneurs ont eu du mal à parvenir jusqu'au poste d'observation, sûrement à cause d'un ensemble: virages nombreux en montagne, vent fort... On a remarqué très peu de chasseurs aux postes de tir, et seulement 2 vols de palombes en 30mn. Par contre, le point de vue était magnifique, devant, derrière, sur les cotés, de toute part, nous étions tous extasiés devant tant de splendeur. Tous les appareils photos crépitaient. Jacques nous a expliqué tout sur le secteur, sur la location des cols, et sur le passage local des palombes.
La petite montée du matin.
Le poste d'observation et Jacques donnant toutes les explications.
Vue du poste vers le Sud-Est, la crête de Millagaté.
Vue toujours du poste en face, vers l'Est.
Vue encore depuis le poste, vers le Nord, le col de Sensibilé. Les postes de tir sont en haut à gauche, et la cabane refuge au centre.
Puis nous sommes allé faire un petit tour en bus au nord des Chalets d'Iraty, sur les pentes du Pic des Escaliers, pour voir la barre rocheuse autour d'Ahusquy où niche le plus grand des rapaces européen, le gypaète barbu link, mais aussi pour voir de nouveaux magnifiques panoramas.
Au premier plan et à gauche, les pentes du Pic des Escaliers, et au centre, la barre rocheuse d'Ahusquy.
C'est dans une belle salle de réunion d'un chalet d'accueil d'Iraty, que Valérie Cohou (Groupe d'Investigation sur la Faune Sauvage, GIFS) link, nous a présenté à l'aide d'une projection de diapositives, une étude très complète sur la migration des palombes. On retiendra, que grâce aux balises argos, on a maintenant une idée assez précise de ce phénomène. C'est ainsi que de nombreuses palombes ont été suivies pendant plusieurs années, depuis les pays scandinaves jusqu'au sud du Portugal. Rapide bilan de ces balisages: les palombes reviennent sur les lieux de nidification dans les pays nordiques, et la migration vers le sud, peut être interrompue par les conditions climatiques ou par la quantité de nourriture au pied des Pyrénées.
Ensuite, nous avons profité du confort d'un chalet pour casser la croûte.
On a fendu un peu de bois, pour alimenter l'insert à l'intérieur du chalet.
La cuisine, où l'on a réchauffé les haricots, préparé l'assiette de salade/fromage du pays et coupé les différents gâteaux.
Un des meilleurs moments, l'apéro entre copains! (Avec modération bien sûr, car certains conduisaient les bus).
Saucisses, ventrêches et coustous, de bonnes grillades!
Les grillades étaient un peu noires, car les flammes étaient très fortes.
C'était le jour où les dames se faisaient servir!
Entre les bras du serveur, Valérie Cohou.
Il y avait trois tables comme celle-là.
Après une courte digestion dans les bus, nous nous sommes rendus vers la marche facile de la journée, sur les pentes de l'Occabé. Le chemin était large, pratiqué par les 4x4 et les éleveurs de moutons, de vaches et de chevaux. Nous marchions tranquillement en bordure de hêtraies, et quelques cèpes furent découverts.
On a du mal à croire, que toutes les eaux provenant de tous les flancs de montagne qui sont autour de nous, aboutissent dans un affluent de l'Ebre en Espagne, appelé Irati. Et pourtant c'est vrai, le moindre cours d'eau de la région, aboutit dans la Méditerranée!
Arrivés au sommet du plateau, le spectacle était grandiose, et la météo idéale, pas de vent et un soleil resplendissant. Des vallées à perte de vue de tout côté, les fameux cromlechs, plus grands et plus nombreux que l'on pouvait l'imaginer, des troupeaux de chevaux les uns plus beaux que les autres, vraiment nous en avions plein les yeux, nous étions comme des petits enfants devant un père Noël surchargé de jouets!
L'équipe devant le plus grand cromlech, où Jacques nous a résumé les connaissances actuelles de ces sépultures datant de plus de 2500 ans.link
Deux cromlechs côte à côte.
Deux autres au premier plan, et d'autres encore plus loin au milieu des chevaux.
A proximité des cromlechs, ces grosses pierres proviennent d'anciennes cabanes ou habitations. Des spécialistes, ont même reconstitué le croquis des bâtisses.
Sur le chemin du retour, où d'autres cèpes furent encore découverts.
Lien vers les cartes dynamiques de VisuGPX.com: link
Merci à Léo pour l'une des plus belles journées de l'année 2012.