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Quelques activités secondaires d'un retraité, les randos pour se maintenir en forme, le potager et les chevaux pour le plaisir, les petits oiseaux pour les aider et les taupes pour sauver les pelouses.

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Bougarber

Souvent, le circuit de nos randos ressemble à une boucle. Ce mardi 21 mars 2012, le circuit avait plutôt la forme d'un huit, un peu biscornu près du départ et de l'arrivée.

La rando avait lieu sur les côteaux de Bougarber à 5mn de Pau, entre les 2 auto-routes, l'A64 et l'A65. Le nom de Bougarber vient de "bourg producteur de gerbes de blé".

Carte-generale-Bougarber.jpg

 

 

C'est toujours Michel qui nous accompagnait dans une région qu'il a parcouru dans tous les sens, et qu'il connaît comme sa poche. Notre circuit empruntait une partie du circuit balisé appelé: le trou au loup. Par chance, nous n'avons pas vu le trou, ni le loup!

Sur le trajet "aller" en bus, nous nous sommes arrêtés devant un bar appelé "Au postillon". On s'est demandé l'origine de ce nom. Le postillon était un assistant de cocher sur les grandes calèches. Il montait le cheval de gauche, et le plus près de la calèche.

 

Carte-detaillee-Bougarber.jpg

 

Au départ, nous avons prolongé la route du hameau sur 400m. Puis, sur la gauche, un petit raidillon de 300m nous attendait avec une pente bien prononcée, sous de magnifiques châtaigniers et dont la base du tronc de certains doit atteindre les 4m de circonférence. Ils sont probablement âgés d'au moins 200 ans.

Sur un beau chemin de crête, nous avons longé le bois sur notre droite. Il y avait même une belle vigne sur la gauche. A la fin du bois, un agriculteur courageux a labouré et hersé un terrain en pente très forte (je ne pensais pas qu'il était possible de travailler des terres avec une telle inclinaison). Plus loin, au sommet de la colline, un homme, appuyé sur son grand bâton, contemplait le panorama que l'on a découvert à notre tour un peu plus tard. Malgré une météo favorable à la marche, un soleil timide, la visibilité n'était pas totale. On distinguait bien tout de même, côté A64, Denguin, Lacq, les côteaux d'Artiguelouve, le château de Bougarber, puis côté A65 le lac d'Ayguelongue, l'aéroport d'Uzein et Pau. Les Pyrénées étaient visibles, mais difficiles à détailler.

A nos pieds, et tout le tour de nous, des couvertures hivernales de fèveroles protégeaient les sols de l'érosion, et évitaient le lessivage des nitrates par les eaux de pluies. De plus, après le prochain labour, ces légumineuses apporterons de l'azote aux maïs. La mise en place de la règlementation de couverture des sols, s'est faite de façon progressive, et sera à son maximum, au premier juillet 2012. Donc, l'hiver prochain, tous les champs de maïs, devraient être protégés!

En descendant au milieu de prairies vers le village de Bougarber, des chevaux de selle et des poneys sont venus nous rendre visite. Certains, peu craintifs, appréciaient les caresses.

Après avoir contourné la première ferme du village, une belle montée nous amenait vers le même point haut précédent.

Un sentier étroit nous autorisait de traverser en bordure, des champs de légumineuses. Puis ce sentier suivait la lisière d'un bois, où nous retrouvions des stigmates de la tempête de 2009. Il restait encore quelques troncs en travers de notre parcours. Un lapin effrayé de voir tant de monde, s'est enfui vers son terrier. Puis en descendant à nouveau, mais à l'opposé de Bougarber, nous avons longé un bois d'eucalyptus à l'odeur extrêmement forte. En bas, nous sommes arrivés sur le chemin Salié ou Cami Salié.

Periodes-de-l-histoire.jpg

Le Cami Salié va de Salies du Béarn à Toulouse et date de la protohistoire. C'était "l'auto-route des calèches", avec des relais toutes les 2 lieues (9km), pour changer les chevaux.

Nous avons pris ce chemin Salié en direction de Pau sur 200m, et ce fut l'une des rares parties goudronnées du circuit. Deux comtois nous suivaient du regard en remontant pour la troisième fois le côteau. La traversée d'une jeune plantation d'eucalyptus nous paraissait facile. On s'est retrouvé au milieu des ronces. Quelques malins (ou malines) ont échappé à l'aventure en suivant le sentier principal!

Une descente tranquille nous permettait de rejoindre les bus.

Pour se remettre de nos angoisses, un goûter "saveur des îles" nous rapprochait les uns des autres. Les randonneuses avaient une fois de plus réalisé des prouesses, et je n'ai pas forcé beaucoup pour tester toutes les diverses pâtisseries. Il ne manquait qu'un bon punch que l'on aura à la prochaine sortie.

Profil-Bougarber.jpg

 

Pas beaucoup de kilomètres, autour de 8, mais 3 belles côtes avec une ascension totale d'environ 250m.

Lien vers la trace et le site de VisuGpx.com: link

Gateaux.jpg

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