Quelques activités secondaires d'un retraité, les randos pour se maintenir en forme, le potager et les chevaux pour le plaisir, les petits oiseaux pour les aider et les taupes pour sauver les pelouses.
Mai 2013 restera marqué par une météo pourrie. Pluie et froid en continu, il y en a marre! Et ce matin, du mardi 21, ça ne change toujours pas.
La randonnée montagne prévue était: le cirque du Litor, au sommet de la vallée de l'Ouzom, près du col du Soulor, et à la limite des Pyrénées Atlantiques et des Hautes Pyrénées.
Comme d'habitude, Thomas avait prévu un "plan B", en cas de mauvaises conditions climatiques: ce fut la vallée d'Escarra, en Espagne, derrière le Pic du Midi d'Ossau.
Nous sommes donc partis vers la vallée d'Ossau, sans pluie, mais par une température de 6°C. Au sommet du Pourtalet, il y avait encore beaucoup de neige, mais très peu de voitures. La route était sèche. Nous sommes descendus en Espagne jusqu'à Escarilla, à 14km de la frontière. Nous avons garé les bus, juste après le tunnel, à l'entrée du village pratiquement désert.
Le ciel était partiellement couvert, et la pluie ne nous menaçait pas.
Nous sommes partis en direction du tunnel Escarra, et nous avons pris juste avant l'entrée, un chemin sur la gauche, qui s'est rapidement transformé en sentier étroit à moutons, au milieu de rocailles, mais faciles à franchir.
Dès les premiers mètres, les nombreux spécialistes des fleurs manifestaient leurs joies, et les commentaires fusaient de toute part. C'est vrai que c'était magnifique! En se rapprochant de la région du casse-croûte, nous étions même obligés de marcher sur des orchidées, tellement la concentration était importante. J'ai bien retenu, la plante que l'on appelle, coussin de belle-mère!
A mi-parcours de la montée, nous entendions des sifflements répétés en provenance du côté droit, où l'on apercevait un énorme amalgame de roches, déplacées par des anciens glaciers. C'était des marmottes inquiètes de notre présence et apparemment nombreuses, que l'on voyait se réfugier furtivement sous les pierres.
A 500m du col, et avec les premières tâches de neige, c'était l'heure du casse-croûte. Les pierres ne manquaient pas pour s'installer devant notre panorama. Au fond de la vallée, on distinguait notre village de départ, Escarilla, avec ses jolis toits d'ardoise, derrière, une grande chaîne de montagnes à moitié recouvertes de neige, et sur la gauche, les falaises aux roches friables, au pied desquelles à débuté notre randonnée.
Après la pause, Thomas proposait un petit plus aux volontaires, sans les sacs.
Avant d'arriver au col, des terriers éparpillés, trahissaient la présence de marmottes. A 20m de nous, l'une d'entre elles, moins timide, sortait uniquement sa tête. Pas pour longtemps, mais Thomas a pris les repères pour le retour.
Plus loin, nous avons marché sur de grandes plaques de neige quasiment à l'horizontale, donc sans danger.
Puis nous sommes descendus de 200m environ vers le lac Escarra, juste pour faire le point et quelques photos. Au bout de 5mn, nous avons rebroussé chemin, car les gardiens de sacs devaient s'impatienter.
Après le regroupement des randonneurs, la descente était un peu précipitée par la menace de quelques gouttes. Mais, finalement, rien.
Thomas, nous a montré un petit oiseau, le traquet motteux, probablement l'un des plus grands migrateurs au monde. Il est réparti partout dans l'hémisphère nord, et tous, je dis bien tous, vont hiverner en Afrique équatoriale. Lisez le paragraphe "Comportement" au milieu de la page suivante, et vous pourrez imaginer les différents périples de cet oiseau extraordinaire. http://www.oiseaux.net/oiseaux/traquet.motteux.html
Devant la multitude des genévriers, Thomas nous a résumé la composition et les bienfaits de ses baies noires. http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=genevrier_hm
La dernière petite pause. Au centre des pneus, une pierre plate pour mettre le sel destiné aux brebis.
A la fin de la descente, nous avons emprunté un chemin très pratiqué par les tracteurs. De part et d'autre de ce chemin, on pouvait remarquer les clôtures pour les brebis, et de façon insolite, les barrières métalliques réalisées avec de vieux sommiers à ressorts.
En arrivant au village, on constatait que les beaux immeubles, parés de belles pierres et de bois lasurés, étaient quasiment tous vides.
De retour vers la France, nous avions en face de nous, l'Ossau dans toute sa splendeur. Puis, une petite halte aux "ventas" du col de Portalet, s'imposait.
A peine, nous avons amorcé la descente, nous avons mis les essuie-glaces jusqu'à Pau. Finalement, l'Espagne, c'était un choix excellent.
Lien vers des cartes dynamiques chez : TraceGPS.com :