Quelques activités secondaires d'un retraité, les randos pour se maintenir en forme, le potager et les chevaux pour le plaisir, les petits oiseaux pour les aider et les taupes pour sauver les pelouses.
Le titre est au singulier, car il n'y a qu'une seule espèce de verdier, appelé aussi le verdier d'europe. C'est un petit oiseau très répandu, et assez proche de l'homme.
Comme son nom l'indique, la teinte générale de son plumage est le vert olive grisonnant sur le dessus, et jaunissant sur le dessous. Le bord de l'aile et de la queue, sont jaune vif. Toutes ces couleurs nous permettent de l'identifier facilement à plusieurs dizaines de mètres de distance.
Le tour de l'oeil est sombre, et son bec gros et très puissant.
Le verdier ne monte jamais sur la plate-forme de nourriture, et rarement il grapille les boules de graisse. Il est toujours au sol en train d'attendre que ses copains lui envoient des graines de tournesol.
2 verdiers accompagnés en arrière-plan d'un pinson du nord. La femelle serait plus terne que le mâle, et les parties jaunes plus petites. Difficile de faire la différence.
Sur cette photo, on distingue bien les pattes roses.
Admirez les plumes de l'extrémité des ailes et de la queue!
Le verdier est granivore toute l'année, et il raffole du tournesol. Ces graines sont constituées de deux demi-coquilles renfermant une petite amande apparemment délicieuse.
Deux méthodes pour ouvrir ces coquilles, celle des becs pointus, comme les mésanges, et celle des gros becs, comme les pinsons, les verdiers, ou d'autres moineaux...
La mésange, je l'ai déjà expliqué, maintien la graine serrée entre la branche et une patte, puis elle martèle avec son bec pointu à forte cadence, la jointure des coquilles. Les coquilles s'ouvrent rapidement, puis elle saisit et avale l'amande, qui ne tombe jamais au sol! Tous les 2 ou 3 coups de becs, elle donne un coup d'oeil rapide à droite et à gauche pour surveiller les prédateurs, mais aussi les concurrents.
La deuxième méthode des gros becs est moins compliquée. Sur place, ils saisissent la graine entre leurs fortes mandibules et la mâchonne jusqu'à ce qu'elle éclate. Bizarrement, là aussi, l'amande ne tombe pas non plus à terre.
Finalement, les deux méthodes sont rapides, et impossible de déterminer un vainqueur.
Au-dessus du verdier, il s'agit d'une femelle pinson d'europe.
Cette photo a un défaut technique, juste sous le ventre du verdier. Mais, on voit bien que le vert passe du foncé sur le dessus, au vert très clair sur le dessous, en fonction de l'éclairage.
Il y a quelques années, j'avais près (trop près) de la maison, un conifère isolé, du genre touya de 4 ou 5 mètres de haut, que je ne taillais pas. Tous les soirs, à l'entrée de la nuit, je voyais un couple de verdier s'installer dans cet arbre, pour y passer la nuit. C'était aussi, leur lieu de nidification, où naissait deux couvées par an. L'arbre est parti, les verdiers aussi...