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Quelques activités secondaires d'un retraité, les randos pour se maintenir en forme, le potager et les chevaux pour le plaisir, les petits oiseaux pour les aider et les taupes pour sauver les pelouses.

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Ma famille paternelle durant 14-18 et 39-45

Aujourd'hui, on inaugure une nouvelle "Catégorie" (classeur où sont classés les articles) visible sur la colonne de gauche, réservée à ma famille durant les deux guerres mondiales. Tout naturellement, le nom de cette catégorie sera "Mes ancêtres".

On en parle beaucoup dans les médias, c'est en 2014, que l'on fêtera le centenaire de 14-18.

J'ai eu la chance d'hériter des documents militaires de ma famille, aussi bien pour 14-18 que 39-45. Un exemple, je possède le livret militaire de mon grand-père qui a été créé en Novembre 1900. Ce livret a donc plus de 113 ans.

Avec des moments plus calmes en hiver et toutes ces circonstances, le moment est venu d'approfondir la question, et de mettre de l'ordre dans ces documents.

Mais comment procéder, et surtout comment informer ma famille, répartie un peu partout en France?

Pour l'information, la réponse est venue rapidement: le blog, puisque la majorité des documents sont publics.

Pour la procédure, en parlant autour de moi, je me suis rendu compte que de nombreuses personnes étaient désireuses de suivre ma démarche qui n'a rien d'exceptionnel, pour leur propre famille.

J'ai donc décidé de "faire vivre" mon évolution des recherches, sur le blog, en expliquant la façon de procéder, mais aussi en montrant les résultats. D'une pierre deux coups.

Dans cette page, nous verrons deux étapes très importantes.

1 - Le classement des documents:

J'avais une trentaine de documents divers, livret militaire, photos, lettres, citations, témoignages...dans une boîte.

La première des choses, c'est qu'il ne faut rien jeter. Le moindre petit papier, la moindre enveloppe peut cacher une source d'information capitale.

J'ai choisi un classeur à 4 anneaux, d'un format A4 (21 x 29,7 cm) que j'ai rempli de feuillets plastiques transparents (environ une cinquantaine), de telle sorte que l'on puisse déplacer tous les éléments, ou en rajouter de nouveaux.

Puis avec précaution, j'ai introduit tous les divers documents, dans les pochettes perforées A4, du plus ancien au plus récent.

Tous les documents militaires qui seront récupérés par la suite, pourront être facilement intégrés au dossier.

2 - Le feuillet matriculaire du soldat:

Tous les jeunes qui ont passé le conseil de révision, sont inscrits sur une page du registre de recrutement militaire. Ce registre de dimension 25 x 40 cm environ, comporte 500 feuillets, donc 500 noms. La fiche du jeune Français était créée dans l'année de ses 20 ans, l'année de la "classe", et chaque département avait son registre.

Cette fiche est un résumé de la vie militaire de chaque soldat.

Elle se divise en plusieurs parties:

Une partie état civil, immatriculation, signalement (taille...),degré d'instruction de 0 à 5 (0 Ne sait lire ni écrire, 1 Sait lire, 2 Sait lire et écrire, 3 Possède une instruction primaire, 4 Est titulaire du brevet de l'enseignement primaire, 5 Bachelier, études supérieures...X On n'a pas vérifié l'instruction).

Une partie "conseil de révision" avec décisions...

Une grande partie, "Détail des services et mutations diverses", où l'on y trouvera des détails indispensables pour la suite des recherches, comme les régiments ou les divisions, auquel le militaire a appartenu.

Mais aussi, une partie précisant les localités successives habitées qui intéresse particulièrement les généalogistes.

Jusqu'en 2012, tous les registres français étaient archivés à Pau, place de Verdun.

Maintenant, tous les registres ont été répartis dans les différentes archives départementales.

Pour consulter ces registres, il faut donc connaître:

  • le nom ( + éventuellement le prénom)
  • la "classe" (année de naissance + 20)
  • le lieu habité à l'âge de 20 ans (pour déterminer le département où sont conservés ces registres).

Dans mon cas, je recherchais cinq fiches:

  • Mon grand-père paternel et ses deux frères pour 14-18.
  • Mon père et son frère, pour 39-45.

J'ai eu de la chance, tous les cinq habitaient au même endroit à l'âge de 20 ans: la ferme Marthou dite Gassiot à Gabaston. Par conséquent, tous les registres concernés sont situés aux archives départementales des Pyrénées Atlantiques de Pau.

J'ai donc consulté sur internet, le site des archives départementales 64, en tapant sur le moteur de recherche le plus populaire: "ad64". La première proposition était la bonne. J'ai pu relever le lieu, les heures de visites et les conditions d'inscription pour pouvoir accéder aux archives (une photo d'identité et la carte d'identité sont obligatoires la première fois). Un début d'après-midi, je me suis présenté à l'accueil. J'ai rempli une fiche et en dix minutes ma carte d'accès était créée. Par la suite, seulement la carte sera nécessaire. Puis gentiment, une personne m'a présenté le fonctionnement des archives (vestes à l'accueil, documents dans casier...appareil photo autorisé sans flash, table de lecture attribuée). Puis, elle m'a aidé dans ma première recherche.

A Pau:

  • certains registres militaires sont numérisés (on peut très rapidement consulter les fiches sur un ordinateur destiné au public ou consulter le registre papier). Pour l'instant, ces fiches ne sont pas en ligne.
  • certains sont en cours de numérisation (et donc ne sont pas disponibles)
  • et certains ne sont pas numérisés (consultation papier uniquement).

On a commencé par l'ordinateur. Il y avait un raccourci sur le bureau qui permettait d'accéder directement au fichier. Une petite fenêtre s'est ouverte, et il m'a suffit d'écrire le nom de famille. Dans mon cas, j'ai obtenu une courte liste de 7 ou 8 noms et prénoms. J'ai de suite identifié mon grand-père et ses deux frères avec les prénoms, et j'ai pu accéder rapidement aux fiches en cliquant sur le nom de la personne voulue. Rien de plus simple. On peut photographier l'écran, mais il vaut mieux demander le registre papier et prendre la photo de la fiche.

Pour mon père et son frère, la recherche fut différente et plus complexe.

  • Il faut d'abord relever dans un classeur papier, le numéro matricule du soldat., en utilisant sa classe et son nom.
  • A l'aide de ce matricule, on consulte un tiroir à fiches qui indique le "numéro de classement du registre".
  • Ensuite, il faut au comptoir, remplir une autre fiche pour demander le registre, avec sa référence de classement.
  • L'archiviste, va ensuite chercher le document demandé, et vous l'apporte à votre table de lecture.

Pour consulter le registre, il faut chercher le numéro matricule correspondant à la personne recherchée. On est libre de conserver le registre tout le temps nécessaire, et de prendre toutes les photos que l'on veut. J'ai donc pris pour chaque fiche des photos d'ensemble de la page, mais aussi des détails au cas où la photo ne serait pas nette. Finalement, une photo par page est suffisante.

Dans la salle, on peut voir nos voisins comment ils procèdent.

  • Les mieux équipés ont un pied d'environ un mètre de haut, qu'ils posent sur la table. Sur ce pied, ils fixent un appareil en position verticale, mais avec un viseur orientable, car l'appareil se trouve à 1m80 de haut. Ainsi, le photographe, peut utiliser des vitesses d'obturation lentes pour avoir une grande profondeur de champ, et donc une grande netteté.
  • D'autres utilisent un lutrin (support pour positionner un livre ouvert et incliné), plus un petit appareil numérique compact tenu à la main, avec un menu spécial "texte". C'est une méthode simple et excellente.
  • D'autres comme moi, posent simplement le registre ouvert sur la table et prennent la photo en se mettant debout. Ce n'est pas une bonne solution, car on bouge, et surtout notre ombre apparaît sur les documents. On obtiens des documents clairs en haut de page et sombres en bas, car il y a de nombreux éclairages dans la salle dans toutes les directions. La solution pour éviter cela, c'est le lutrin qu'il faut se procurer.

Lorsque j'ai obtenu mes cinq fiches, j'étais déjà très heureux, et je faisais déjà pas mal de découvertes.

Résultats:

Ces cinq fiches et les documents que je possédais, m'ont permis de construire un tableau, où je situe chaque événement familial dans le contexte de l'époque, afin de mieux comprendre tout ce qui s'est passé.

Voici donc ci-dessous, les cinq fiches obtenues aux archives, sous forme de photos, mais aussi disponibles par téléchargement pour plus de précision. Le tableau ne peut être vu que par téléchargement, car la photo serait complètement illisible.

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Les cinq feuillets matriculaires de mes ancêtres paternels
Les cinq feuillets matriculaires de mes ancêtres paternels
Les cinq feuillets matriculaires de mes ancêtres paternels
Les cinq feuillets matriculaires de mes ancêtres paternels
Les cinq feuillets matriculaires de mes ancêtres paternels

Les cinq feuillets matriculaires de mes ancêtres paternels

Les événements paternels durant les deux guerres mondiales

Feuillet matriculaire de Jean, Charles

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Feuillet matriculaire de Pierre

Feuillet matriculaire de Jean, Amédée

Feuillet matriculaire de Pascal,Emile

Complément du feuillet matriculaire d'Emile

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Feuillet matriculaire de Louis

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